Bienvenue

BIENVENUE SUR LE BLOG DE CARTABLES ET TROTTINETTES !

Parents, professionnels de la garde d'enfants et de la prise en charge scolaire, vous trouverez ici une mine d'informations utiles, précieuses, amusantes. Faites-nous connaitre auprès de vos amis!

Education : les doutes de l’Amérique





Aux Etats-Unis, on les appelle « parents-hélicoptères ». Ces hyper-parents tournoyants sans cesse autour de leur progéniture, se transformant le week-end en assistants personnels pour les conduire au base-ball, au chinois, à la danse ; allant engueuler le prof de maths qui a eu l’outrecuidance de ne donner qu’un B à chouchou…Surprotecteurs les americains ? L’an dernier, une couverture de « Time » une jeune femme allaitant un enfant de 3 ans avec le titre « Are-you Mom enough ? », Etes-vous assez mère ? Et de raconter ces nouveaux parents superimpliqués, dormant avec leurs bébés, les allaitant ad lib, se lançant dans le home schooling . De quoi faire s’étrangler Elisabeth Badinter !

Comment éduquer son enfant ? Voila ce qui semble être devenu une obsession nationale. En témoigne le nombre infini de best-sellers sur le parenting….qui disent tout et son contraire! Déboussolée, l’Amérique commence à se demander si, à trop vouloir sacraliser ses enfants, elle n’aurait pas tout faux…Désormais, la mode est aux détracteurs de l’hyperparenting (hyper-éducation) de la kindergarchy (règne de l’enfant-roi) : les parents-hélicoptères feraient de leur progéniture des wimps (mauviettes) ou des dépressifs chroniques. En 2011, la célèbre « Tiger Mom », Amy Chua, lance une polémique nationale en vantant les mérites d’une éducation à la chinoise, stricte de chez strict. 

En 2012, c'est le tour de la French Education d’être érigée en modèle. Avec le drolatique « Bébé Made in France » (Flammarion), Pamela Druckerman, ex-journaliste du Wall Street Journal, expatriée en France où elle a eu trois enfants, chantait les louanges de notre éducation, s’émerveillant par exemple que les petits français ne « jouent pas au Frisbee avec leur pain ». «Amy Chua et moi, on ne prône pas vraiment le même modèle d’éducation, raconte-t-elle, mais le point commun, c’est que nous remettons en cause le principe de dire toujours « bravo » aux enfants. Le fameux « good job ». Un détracteur de l’hyper-parenting, professeur américain, expliquait ainsi qu’il brûlait parfois d’envie de noter sur certaines copies: « D- trop d’amour à la maison ».



« Nous sommes la génération  des enfants du divorce, explique Pamela Druckerman. Pour compenser, nous voulons faire le maximum pour notre progéniture, quitte à nous sacrifier. Avec l’incertitude économique, la famille reste le seul refuge. Nous sommes du coup tétanisés à l’idée de faire mal et de perturber notre enfants ». Pour Hilary, maman américaine en France, « les parents sont ici moins culpabilisés, ils ont aussi plus d’aides, la crèche, l’école qui finit plus tard » Et quid de l’autorité ? « Les parents français que j’ai interviewés me disent souvent qu’ils sont stricts, c’est une valeur positive. Aux États-Unis, on a peur de montrer son autorité », dit Pamela Druckerman. Mélanie Schmidt, maman française de cinq enfants qui revient de plusieurs années aux États-Unis, est moins catégorique : «  Les mères sont aussi perdues des deux côtés de l’Atlantique mais aux États-Unis, elles n’ont pas peur de l’avouer. A l’école américaine, il y avait tous les deux mois des sessions de parenting très fréquentées. En France, on y vient !»

D'après le Nouvel Observateur, article rédigé par Doan Bui

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire