François
Testu, spécialiste incontesté des rythmes scolaire fait les constats
suivants :
· Il
existe toujours un "creux" de la première
heure de classe {8h - 9h}
· On constate ensuite une élévation du niveau de performance jusqu'à la fin de la matinée (pic
entre 11 et 12 h)
· un abaissement après le déjeuner {vers 13-14 h}
· une nouvelle
élévation dans l'après-midi, mais pas pour les jeunes enfants dont les performances
restent faibles.
Point fondamental, les spécialistes ont tous relevé que la motivation
influe sur les rythmes de l’enfant et diminue l’amplitude des variations de
performance. Face à un enfant présentant des troubles de la vigilance non
pathologiques, il est capital de travailler la motivation
Le rythme de
la semaine
Toutes les études concordent pour
constater que :
- le plus mauvais jour est le LUNDI à cause de l'effet désynchronisateur du week-end, durant lequel l'enfant fonctionne sur d'autres rythmes,
- les meilleurs jours sont : MARDI - MERCREDI - JEUDI car la récupération du rythme habituel rend l'enfant disponible
- jour variable selon les enfants : VENDREDI ; les effets de la fatigue de la semaine commencent à se faire sentir, surtout chez les plus jeunes
- les jours "difficiles" parce que désynchronisateurs de temps sont : SAMEDI - DIMANCHE lesquels correspondent à des ruptures souvent importantes du rythme social de la semaine.
En France, la durée de la journée scolaire à
l’école primaire est la plus longue du monde et les aménagements récents devraient permettre de corriger un peu cette anomalie.
La
journée scolaire est ainsi la plus fatigante, « usante » et
stressante pour l’ensemble des enfants de l’école primaire. Elle est
particulièrement épuisante, anxiogène et démotivante pour les enfants
vulnérables, en souffrance, en échec, envahis par les « troubles » du
comportement, handicapés, en « désamour » de l’école ... plus
généralement pour ceux qui ne sont pas comme les autres.
Il faut ajouter les autres temps contraints de la journée qui peuvent être extrêmement variable d'un enfant à l'autre
:
· la durée du trajet du domicile
familial à l’école ,
· le temps passé en structure
périscolaire le cas échéant,
· la durée, l’ambiance bruyante
et stressante de la cantine,
· après le temps scolaire, la
durée du trajet de l’école au domicile ... ou ailleurs ;
· les temps et
« activités » imposés après le temps scolaire (courses au supermarché,
cours particuliers, activités sportives ou culturelles qui ne correspondent pas
toujours au choix et au désir des enfants ...) ;
· la durée des devoirs à la
maison alors que les devoirs écrits sont
interdits par une dizaine de circulaires ministérielles.
Il est évident que la journée d’un enfant qui doit
« additionner » tous les temps contraints est beaucoup plus longue,
fatigante, stressante et anxiogène que celle d’un enfant évoluant dans des
conditions plus privilégiées. En outre, si l’enfant qui
« additionne » les temps contraints vit au quotidien dans
l’insécurité affective et s’il est en difficulté scolaire (il y a souvent
corrélation entre ces trois particularités), il lui faudra plus de temps pour
entrer dans les apprentissages au début de la matinée et au début de
l’après-midi, et pour effectuer ses devoirs à la maison.
Comment
aider nos enfants à faire face à ce rythme que la vie moderne leur
inflige ?
Tout d’abord, écoutez votre enfant avant de sombrer dans la culpabilité. En
effet, tous les enfants n’ont pas la même capacité physique et nerveuse à s’adapter
à des conditions fatigantes. Certains enfants (et notamment fréquemment les
petites filles) présentent une grande adaptabilité. D’autres seront au
contraire extrêmement sensibles notamment au bruit.
Face à un enfant fatigable, la mise en place de mesures spécifiques à la
pause déjeuner apparaît souvent comme la première priorité. En effet, malgré
les efforts faits par les écoles et les municipalités, les cantines restent
souvent bruyantes et l’enfant est sollicité en permanence durant ces deux
heures de pause. Il peut être judicieux de prévoir une autre solution que la
cantine (mamie, nounou, baby-sitter), ne serait-ce que deux jours sur quatre.
Que vous le récupériez à 16Hou plus tard, évitez autant que vous le
pouvez les activités « contraintes » avec lui à cette heure là. Mieux
vaut sans doute le récupérer après votre passage éclair au supermarché, même si
c’est ½ heure plus tard.
Enfin, restez raisonnable avec les activités périscolaires :
certains enfants ont des emplois du temps bien plus lourds que les
nôtres : anglais, danse, musique, orthophoniste et orthodontiste, soutien
scolaire nous voulons le meilleur pour nos petits. Là aussi, sachons écouter
leur souffrance le cas échéant. Un enfant a le droit, comme cela nous arrive
parfois, de rentrer chez lui et de s’allonger sur le canapé sans rien faire.
Laissez le rêver...et rêvez avec lui!
Laissez le rêver...et rêvez avec lui!


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