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BIENVENUE SUR LE BLOG DE CARTABLES ET TROTTINETTES !

Parents, professionnels de la garde d'enfants et de la prise en charge scolaire, vous trouverez ici une mine d'informations utiles, précieuses, amusantes. Faites-nous connaitre auprès de vos amis!

Eduquer à l'optimisme


Est-ce un "effet Papillon"? 
La crise économique que nos pays vivent depuis plusieurs années déjà, la morosité ambiante,  sont probablement paradoxalement à l'origine, ou au moins l'accélérateur de questionnements quant à l'avenir des modes de fonctionnement au sein de nos sociétés.

Nous sommes même passés par une période où nous avons parlé d'apocalypse -merci aux prophéties du peuple Maya! ;-)
Serions-nous passés de la fin du monde à la fin d'un monde, comme je l'ai lu récemment?
Si nous écoutons ces oiseaux de mauvaise augure, et même si nous restons pragmatiques,  regardons le monde tel qu'il est aujourd'hui crise économique mondiale, déséquilibre des richesses, océans et terres pollués... 

Dans quel monde nos enfants grandissent-ils?
Quels choix avons-nous ?

De nombreuses actions voient le jour (ligue des optimistes, Institut des futurs souhaitables, Happy lab...), des  publications (journaux, magazines, blogs),  mouvements alternatifs mettant le changement au cœur de leur action, et aussi les slogans de campagne ("le changement c'est maintenant"), des formation au changement aussi, dans de grandes écoles, où on nous explique qu'il faut regarder le monde avec pragmatisme, se connaitre soi (nos atouts, nos zones d'ombre) pour activer le changement...

Ne serait-ce que ma vision du monde que je vois évoluer doucement, ou ça se passe vraiment?
Ce que je vois aujourd'hui, c'est un formidable potentiel d'OPTIMISME dans tout... Si si!

Qu'est-ce que l'Optimisme et comment former nos enfants à être optimistes ou le devenir?

Après diverses lectures du grand Martin Seligman (Changer, oui, c'est possible, La Force de l'optimisme, La Fabrique du bonheur - Vivre les bienfaits de la psychologie positive au quotidien), père de la psychologie positive, j'ai vu fleurir dans les librairies  une multitude d'ouvrages sur la psychologie positive, la discipline positive, la pédagogie positive... Tous ces ouvrages sont basés sur une chose essentielle : L'OPTIMISME !
Le psychologue et psychanalyste Alain Braconnier, lui  a compulsé,  analysé, décortiqué : "Je me suis penché plus récemment  sur les travaux scientifiques sérieux consacrés à l’optimisme et j’y ai découvert de multiples raisons de les faire connaître à un large public"
Dépassé, l'optimisme à la Voltaire, nous parlons de l'optimisme intelligent qui concilie esprit critique et réalisme et positivisme .
Alain Braconnier parle de 5 clés  (dans psychologies magasine de janvier 2014) :

1- Se servir du pessimisme : C'est en ayant bien conscience des obstacles, des freins, des difficultés que nous nous assurons d'avoir un pied dans le réel. Il nous empêche de stagner dans le monde des rêves, l'"optimisme de l'illusion" comme le nomme Alain Braconnier. Il est aussi un levier de créativité !
2-Raisonner en positif : L'optimiste a deux particularités , sa disposition à penser un futur optimiste et son mode explicatif positif des évènements. Il s'agit d'opposer à chauqe pensée négative, son revers , son antidote positif. "S'adonner à la rêverie positive du futur, sans souci de réalisme, est un moyen agréable et efficace de faire barrage à l'anxiété" ; les optimistes ont "tendance à envisager les épisodes désagréables comme étant momentanés et spécifiques". Avoir un comportement actif, agir pour changer la donner négative ! C'est prendre en compte la situation (échec, difficultés) et se demander : "que puis-je fair pour changer la donne"...
3- Faire avec la réalité : Chercher l'opportunité de changement, d'évolution qui se cache derrière chaque difficulté ; S'accorder du temps pour digérer une mauvaise nouvelle, et les émotions qu'elle déclenche ( encore les émotions !), analyser en se questionnant sr la situation (que m'a-t-elle appris, sur moi, sur les autres, Quelles améliorations puis-je apporter? Quelles perspectives m'ouvre-t-elle?
4- Savourer sa vie ! "Prendre le temps de penser, de rêver, de questionner, de s'informer, d'imaginer et de rêver".
5- Questionner ses regrets : "Il y a des regrets qui occupent tout notre espace mental. Ces regrets-là sont à déconstruire pièce par pièce" : de quel désir était-il le fruit? Qu'est-ce qui l'a fait échouer?Qu'aurions-nous pu faire pour réussir? ; ensuite, se demander si ce désir est réactualisable, et si on est certain de le souhaiter encore... Ce questionnement a le mérite de nous faire sortir du fantasme et d'une position passive ; Le mérite aussi de nous mettre face à notre désir actuel .


Il semble que l'optimisme soit transmis pour la moitié dans nos gênes et l'autre moitié serait apporté par notre environnement. 
Donc, comme nous pouvons nous en douter le rôle de l'éducation et donc des parents est primordial !

Revenons à Alain Braconnier maintenant, Il parle aussi de l'Optimisme dans l'éducation (Psychologies magasine Mars 2015) ; quel est son point de vue, la méthode qu'il propose pour insuffler l'optimisme à nos enfants :
1- Nourrir sa curiosité : Le laisser expérimenter, en l'entourant. Partager nos émerveillements, expliquer, répondre à ses questions, l'initier à de nouvelles lectures, découvrir musées, culture...
2- Dédramatiser ses erreurs : Il fait l'expérience de ses propres limites. Il est primordial de le laisser tâtonner, le laisser explorer, valoriser ses succès, le pousser à recommencer . Cela accroit sa tenacié, son espoir de réussite.
3- L'aider à préciser sa pensée : Aider l'enfant à donner une explication. Que s'est-il passé? Quelle aide, quelle compétence lui ont manqué?
4- Lui inculquer le sens de l'effort : Il est important que l'enfant ressente très tôt que ses efforts sont payants. Lui rappeler ses réussites, l'inciter à ressentir de la fierté d'avoir dépassé des limites. Préférer des activités qui lui permettent de se confronter à soi-même.
5- Favoriser ses relations : Être en relation avec des personnalités différentes permet à l'enfant d'être tour à tour stimulé, rassuré, poussé, valorisé... L'aider à développer son empathie comme à se préserver des relations qui ne font pas du bien.

Voilà, vous avez tout. 
Cultivons ensemble l'optimisme intelligent !
Stéphanie

La fessée !

Comme vous l'avez vu, la sanction est tombée :
L’organisme européen de défense des droits de l’homme – estime, dans une décision qui doit être rendue publique aujourd'hui, que le droit français « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels »
La France viole l’article 17 de la Charte européenne des droits sociaux dont elle est signataire, qui précise que les Etats parties doivent « protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l’exploitation ».

Jusqu'ici l'Etat avait appelé de ses vœux une « prise de conscience » des dégâts causés par les violences éducatives, mais a rejeté toute évolution du droit.

Si vous êtes parents, grands-parents souvenez vous du temps où un enfant n'aurait jamais osé contredire ou répondre avec impertinence à un adulte.
Aujourd'hui bon nombre d'adultes (parents, enseignants, animateurs...) sont ulcérés devant le comportement de certains enfants. Que s'est il passé? 


Voici quelques réflexions tirées de "la discipline Positive" de Jane Nelsen :
Rudolf Dreikurs, psychiatre autrichien propose une théorie : les changements intervenus sur le cours de la vie des 3 dernières générations .

  • Les adultes ne sont plus, pour les enfants des modèles d'obéissance ni de soumission. Il fut un temps où les mères faisaient sagement ce que les pères leur demandaient (elles donnaient l'impression de se soumettre), c'était "comme ça" et culturellement acceptable. Dreikurs fait remarquer que "le jour où le père a perdu le contrôle sur la mère, les deux ont perdu le contrôle sur les enfants" 
  • A l'époque tout était soumission : le père se soumettait à son patron (qui n'accordait que peu de crédit à ses opinions).
  • Aujourd'hui, les groupes minoritaires revendiquent leurs droits à l'égalité et à la dignité. Il est peu commun de trouver quelqu'un qui accepte une vie soumise. Les enfants souhaitent eux aussi être traités avec dignité et respect.
  • De nos jours, les enfants ont moins d'opportunité de développer leur sens des responsabilités, leur motivation. Nous n'avons plus besoin qu'ils contribuent à notre survie ; nous leur donnons trop au nom de l'Amour, sans qu'ils aient besoin de fournir un effort, parfois même sans qu'ils aient à demander, ou à éprouver un quelconque besoin... Logiquement, ils se comportent comme si tout leur était dû.
  • Trop souvent les parents surprotègent leurs enfants, les mettant dans une bulle afin de les protéger de toute déception ; ils n'ont donc aucun moyen de développer leurs capacité à faire face aux aléas de la vie.
  • On oublie aussi très souvent à quel point il est important pour un enfant de contribuer, de participer au quotidien. Faire son lit, débarrasser la table, faire la vaisselle (vider  le lave vaisselle) : en agissant pour eux, nous leur retirons l'opportunité de sentir qu'ils ont une place, apporter une contribution significative, c'est se sentir utile, responsable.
  • Les enfants deviennent progressivement responsables lorsque leurs apprentissages (école ou maison) se déroulent dans un cadre de respect mutuel et de dignité.



D'un  point de vue plus philosophique, et c'est une question - chacun aura sa réponse : 

Souhaite-t-on que nos enfants soient des être soumis ou voulons-nous qu'ils évoluent en toute liberté intellectuelle ?


Et puisque le dernier article avait pour sujet les émotions, revenons-y : Que se passe-t-il émotionnellement pendant, et après la fessée?

Généralités du côté de l'adulte : 
  • la fessée tombe le plus souvent comme une sanction, 
  • elle est le recours ultime afin d'être obéi
  • elle la seule manière connue de réagir, bien souvent, face à une situation déjà bien envenimée,
  • défoulement : la colère explose !
après la fessée :
  • la paix semble revenue (après cris et pleurs) 
  • la culpabilité d'avoir réagi avec colère et violence
  • la crainte que l'enfant n'aime plus l'adulte

Généralités du côté de l'enfant :
  • il est surpris, ou non.... mais choqué, même si il s'attendait à cette fessée
  • il a mal ! mal physiquement, d'abord.
  • Très vite, l'émotion le submerge
Après la fessée :
  • Souffrance émotionnelle 
  • Stress
  • Obéissance et soumission immédiate
  • mise en place de croyances erronées : "mon parent est bon, je mérite une fessée. Je suis une mauvaise personne"
  • intuitivement l'enfant peut croire que la fessée (la force physique, le pouvoir du plus fort, la violence) est la solution pour atteindre un objectif.
  • ensuite : déconnexion émotionnelle, qui peut aller jusqu'à ce qu'on appelle la dissociation : l'enfant se déconnecte, car l'émotion ressentie est trop forte


Les études neurologiques ont montré le mécanisme qui se met en place lors de "violences éducatives ordinaires" : 

"Les enfants, du fait de leur immaturité neurologique, sont particulièrement sensibles à la violence, à la douleur et au stress, bien plus que les adultes, et beaucoup plus exposés à des conséquences psychotraumatiques, même lors de violences qui peuvent paraître «minimes» aux adultes, et ce d’autant plus que ces violences sont commises par leurs parents ou des personnes censées les aimer et protéger .
 Et contrairement à des idées reçues, le fait qu’ils soient trop petits pour s’en souvenir ne signifie pas qu’il n’en seront pas traumatisés, c’est même l’inverse puisque les conséquences sont d’autant plus importantes que l’enfant est plus petit.
Mais si la sidération provoquée par des cris, un hurlement, des injures, une tape, une menace semble permettre d’obtenir une obéissance et une soumission instantanées par la peur, la surprise, l’incompréhension, celle-ci s’accompagnant d’une paralysie du cortex cérébral (la matière grise qui  permet de comprendre, d’analyser, de prendre des décisions et d’agir) et de l’hippocampe (le système d’exploitation de la mémoire, des apprentissages et des repères temporo-spatiaux), l’enfant perd ses moyens, il ne va pas pouvoir répondre à une question (il est bloqué), il ne va pas pouvoir mobiliser sa mémoire et ses apprentissages, il va être confus et perdu.
 De plus la paralysie corticale (que l’on peut visualiser sur des IRM fonctionnelles) ne permet plus de moduler le stress provoqué par la réponse émotionnelle d’une structure sous-corticale : l’amygdale cérébrale. Cette amygdale une fois allumée fait produire par l’organisme des hormones de stress (adrénaline et cortisol) mais elle ne s’éteint pas toute seule, c’est le cortex avec son pouvoir d’analyse de la situation qui peut la moduler et l’éteindre. En cas de sidération, la modulation ne se fait pas, le stress monte et comme il peut représenter un risque vital cardio-vasculaire et d’atteintes neurologique par l’intermédiaire d’un surdosage des hormones de stress(adrénaline et 14cortisol), un mécanisme de sauvegarde se met alors en place pour éteindre de force la réponse émotionnelle en faisant disjoncter le circuit à l’aide de drogues puissantes sécrétées par le cerveau qui sont comme un cocktail morphine-kétamine. Brutalement l’enfant se retrouve alors en anesthésie émotionnelle, il se calme en effet, non parce qu’il a décidé d’obéir et de se calmer mais parce qu’il ne ressent plus rien, ni émotion, ni douleur : il est déconnecté, comme absent et envahi par un sentiment d’irréalité, il peut se sentir spectateur de la situation, c’est ce qu’on appelle la dissociation traumatique.
Cette sidération et cette dissociation traumatique qui sont des processus neuro-biologiques involontaires et normaux lors de violences sont souvent à l’origine de recrudescences de violences de la part du parent. En effet si le parent qui corrige l’enfant est d’abord satisfait que celui-ci s’arrête immédiatement et paraisse soumis et obéissant, cela se gâte très souvent ensuite.
La sidération de l’enfant peut l’empêcher de répondre à des questions, de s’excuser, d’agir ou d’obéir à un ordre, le fait qu’il reste paralysé sans rien dire ni faire peut énerver le parent et le rendre encore plus violent.
Le stress extrême consécutif à la sidération peut entraîner une grande agitation et des comportements inappropriés automatiques qui feront monter encore plus la colère du parent.
L’état de dissociation qui lui, contrairement à la sidération n’est pas forcément recherché lors des violences éducatives peut donner l’impression au parent que l’enfant est indifférent à tout ce qu’il peut lui dire et lui faire, qu’il résiste à la douleur, qu’il ne veut rien comprendre. Le parent interprète la dissociation comme de la provocation et comme un acte de résistance volontaire pour s’opposer à lui, un défi, alors qu’il s’agit d’un mécanisme psychotraumatique automatique, il peut alors redoubler de violence pour que l’enfant obtempère à un ordre, montre une contrition, présente ses excuses, s’explique, ce dont il est incapable en raison de son état. De plus face à cet état de dissociation de l’enfant, le parent n’a plus de repères émotionnels lui permettant d’évaluer la souffrance et la douleur qu’il provoque chez l’enfant (ses neurones miroirs ne lui renvoient pas d’informations sur l’état émotionnel de l’enfant) et de contrôler sa violence en regard, et l’enfant ne sera pas en mesure d’éviter ou de parer les coups, de faire un barrage mental vis à vis des injures, ce qui rendra les violences physiques et psychologique encore plus préjudiciables. L’enfant a beau être anesthésié émotionnellement et physiquement («même pas mal !») lors de la dissociation il n’en sera pas moins traumatisé. 
Au-delà de créer une sidération, les violences éducatives ont également pour but de créer chez l’enfant «un conditionnement» (un dressage) par la mise en place d’un autre mécanisme psychotraumatique qui fait suite à la disjonction : une mémoire traumatique.  L’interruption des circuits de la mémoire lors de la disjonction empêche la mémoire émotionnelle d’être traitée par l’hippocampe et transformée en mémoire autobiographique et en apprentissage. La mémoire émotionnelle reste bloquée et non-intégrée dans l’amygdale cérébrale, elle devient une machine à remonter le temps infernale qui fera revivre à l’enfant l’évènement traumatisant à l’identique, comme s’il se reproduisait à nouveau, lorsqu’il se retrouvera dans les mêmes conditions ou qu’une situation les lui rappellera (un lieu, un cri, un horaire de la journée, etc.) Cette reviviscence entrainera les mêmes effets stressants, la même douleur et les mêmes sentiments de peur et d’humiliation, de peur de perdre l’affection de son parent, que ceux ressentis lors des châtiments, l’enfant ré- entendra les même phrases, sera envahi par les mêmes violences et il sera à nouveau sidéré et dissocié. Il est à noter que ces processus ne produisent que des circuits de conditionnement et ne permettent pas d’apprentissage et d’analyse. Il ne s’agit que de dressage.
Cette mémoire traumatique sera tellement insupportable que pour y échapper l’enfant mettra en place des conduites d’évitement et de contrôle pour éviter ses effets. Cette aversion et ces stratégies de contrôles sont recherchées par la violence éducative pour que l’enfant ne recommence pas à avoir des comportements jugés par les parents comme inappropriés (comme toucher à des objets, crier, etc.).
Or, de même qu’avec la sidération ces mécanismes psychotraumatiques ne s’arrêtent pas là, les conduites d’évitement et de contrôles peuvent devenir invasives avec des phobies, des troubles obsessionnels compulsifs et des enfants qui s’échappent dans un monde imaginaire, ce qui aura des répercussions sur leur sociabilité et leurs apprentissages. Cette mémoire traumatique sera également à l’origine d’une souffrance et d’une culpabilité durable, d’un manque d’estime de soi et de confiance en soi, d’un sentiment d’insécurité permanent, et d’un état de stress qui aura des répercussions sur l’appétit et le sommeil de l’enfant, ainsi que sur ses capacités de concentration, de mémorisation, sur ses apprentissages avec un risque de régression comme avec la propreté. Ainsi un enfant qui présente des troubles de l’alimentation et du sommeil, une énurésie, des difficultés scolaires, des phobies et des angoisses sera considéré comme un enfant difficile et encore plus à risque de subir des violences par des parents qui seront d’autant plus excédés, avec l’installation d’un cercle infernal."
Dre Muriel Salmona, psychiatre-psychotraumatologue, octobre 2014


Vous pouvez aller visiter le site d' OVEO qui vous informera plus en détail sur les répercussion des violences subies dans l'enfance...
Chacun fait en son âme et conscience, les réponses du style : "j'ai eu des fessées et ça ne m'a pas tué" sont fréquentes, pourtant, à la lecture de toutes ces nouvelles études scientifiques, on ne peut plus dire qu'on ne savait pas. 
L'adulte que nous sommes et qui a eu des fessées (il est fort possible qu'on en ai tous reçu - et probable qu'on en ai tous donné à un moment donné!) donne forcément cette réponse logique, puisque l'enfant en nous protège encore celui en qui nous avons le plus confiance, celui qui nous a éduqué, et pris des décisions "pour notre bien". Il n'est pas question d'accuser qui que ce soit, "ils" ne savaient pas.
Maintenant, nous savons !

Eduquer avec  bienveillance, c'est possible. (Sans laxisme !)
Le principe de base est que les enfants apprennent plus par la compréhension, l’exemple, la coopération et les récompenses que par le conflit et la répression. L'éducation bienveillante s'appuie sur des études qui montrent que lorsque les enfants se sentent bien, ils ont tendance à bien se comporter et quand ils se sentent mal, ils sont beaucoup plus susceptibles de mal se comporter.
Eduquer avec bienveillance, 
C'est avoir connaissance du développement psychomoteur de son enfant et lui demander ce qu'il est en capacité de comprendre, de faire ; 
C'est prendre le temps de fixer des règles, de les commenter, de s'assurer qu'elles sont comprises.
C'est aussi utiliser un panel d'outils pour faire respecter les règles de vie, les valeurs de la famille.